La soie est née en Chine 2700 ans avant notre ère et son secret n’arrivera en Europe qu’en 553, grâce à deux moines qui cachèrent la graine de vers à soie dans leurs cannes en bambou.
Au 7ème siècle, les secrets de fabrication de la soie atteignent Constantinople. Et au 11ème siècle ils atteignent la Sicile.
La tradition de la soie en Cévennes remonte au 13ème siècle. A cette époque, Marseille recevait déjà des ouvrages de soie en provenance des Cévennes.
Au 16ème siècle, le jardinier nîmois Traucat fait planter des milliers de mûriers en Provence et en Languedoc, sur ordre du Roi.
Au début du 17ème siècle, Olivier de Serres, gentilhomme vivarois, vante les mérites du mûrier dans un ouvrage qui va faire autorité dès sa parution et permettre son implantation dans toute la France.
La grande gelée des châtaigneraies lors de l’hiver 1709 va résolument pousser les paysans à se tourner vers la sériciculture. Celle-ci va alors connaître un essor qui ira croissant jusqu’à la seconde moitié du 19ème siècle, « Âge d’or » de la production de soie en France.
C’est en 1853 que le plus fort de la production est atteint avec 26 000 tonnes de cocons. Nous sommes alors les seconds producteurs mondiaux de soie.
C’est à cette époque qu’apparaît « la
pébrine », maladie du ver à soie qui décimera
les élevages.
Pasteur, appelé au secours, n’y trouvera remède
que 10 ans plus tard, en proposant le « Grainage Cellulaire ».
Mais il est déjà trop tard. Affaiblie, la sériciculture
doit faire face à d’autres coups durs :
- L’ouverture du Canal de Suez en 1876 qui provoquera un afflux de soies en provenance d’Asie,
- L’invention de la première fibre artificielle (rayonne), suivie des fibres synthétiques (nylon).
Malgré les aides publiques, le marché de la soie ne
s’en relèvera pas.
En 1968, la dernière filature de soie, à St Jean du Gard,
fermera ses portes.
En 1977, l’Association pour le Développement de la Sériciculture en Cévennes (ADS) lance les premières actions de production, d’appui technique et de tourisme autour de la soie.
En 1986, elle crée le Musée de la Soie à Saint Hippolyte du Fort.
Actuellement L’association continue son action à travers le Musée et en exportant un savoir-faire et des technologies vers les pays en voie de développement (notamment Madagascar depuis 2003) par l’intermédiaire de l’ONUDI (Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel).
Elle se matérialise également par :